
Medscape (Vincent Richeux) rapporte dans un article publié le 31 août 2026 sur son site internet les résultats de l’essai multicentrique randomisé norvégien Nexaf présentés au congrès 2026 de l’European Society of Cardiology (ESC) à Munich. Cet essai avait pour objectif d’évaluer l’impact de l’activité physique sur la fibrillation auriculaire (FA). Il est rappelé que l’hypertension, le surpoids, l’apnée du sommeil, la consommation d’alcool et l’inactivité physique font partie des facteurs de risque modifiables de FA sur lesquels il est recommandé d’agir en prévention primaire et secondaire selon les recommandations internationales. L’essai Nexaf portant sur près de 300 patients atteints de FA a comparé l’effet d’un programme d’activité physique individualisé à une prise en charge standard, l’intervention consistant en 8 séances supervisées de haute intensité au cours des 4 à 6 premières semaines, avant un suivi et un accompagnement à distance d’une activité physique régulière visant à maintenir l’activité à raison d’au moins 175 minutes d’exercice d’intensité modérée ou 75 minutes d’exercices d’intensité élevée par semaine. Ont été inclus les patients atteints d’une FA symptomatique paroxystique – caractérisée par des épisodes intermittents d’arythmie durant moins de sept jours – ou persistante, diagnostiquée depuis 5 ans en moyenne. Etaient exclus les patients avec une FA permanente et ceux ayant bénéficié récemment d’un traitement par ablation ou chez qui une ablation était programmée. Les deux critères primaires d’évaluation sont le temps passé en FA au cours de l’année de suivi et la variation à un an de la qualité de vie, évaluée par le score Afeqt (Atrial fibrillation effect on quality of life). A un an, le temps passé en FA était réduit de 45 % chez les patients suivant le programme d’activité physique par rapport à ceux du groupe contrôle, cette amélioration ne s’étant toutefois pas traduite par une amélioration significative de la qualité de vie à un an selon le score Afeqt. Selon l’auteur en premier de l’article, cet essai renforce les arguments en faveur d’une mise en œuvre plus large d’un exercice physique structuré et au long cours dans la prise en charge de la FA. Il rappelle également que le bénéfice observe une courbe en J, le risque d’arythmie étant augmenté au-delà de 5 heures d’activité modérée ou 2h30 d’activité élevée par semaine.














