
On dénombre dans le monde, environ 70 millions de patients atteints d’épilepsie dont beaucoup ont une autre pathologie nécessitant un traitement anticoagulant, principalement désormais un anticoagulant oral direct (AOD). Le Jama Neurology publie le 17 août 2026 les résultats d’une étude collaborative internationale portant sur les risques thromboemboliques (AVC, infarctus du myocarde, embolie pulmonaire ou périphérique), d’hémorragie majeure ou de décès pour les patients recevant simultanément un traitement antiépileptique et un AOD. Cette étude porte sur les données du réseau collaboratif mondial TriNetX d’une cohorte de 9 529 patients âgés de 63 ans en moyenne. L’antiépileptique était le lévétiracétam pour 57 % d’entre eux, un antiépileptique inducteur enzymatique puissant pour 15 %, le valproate pour 11 % et un antiépileptique inducteur enzymatique modéré pour 4 %. Les AOD principalement utilisés étaient l’apixaban et rivaroxaban. Un traitement antiépileptique par lavotrigine et lacosamide qui concernait 13 % des patients était utilisé comme contrôle. Le risque thromboembolique était doublé pour le lévétiracétam et le risque de mortalité toutes causes augmenté de 60 %. Pour les antiépileptiques inducteurs enzymatiques puissants le risque thromboembolique était augmenté de 55 %, mais le risque hémorragique, réduit de 38 %. Le valproate était associé à une augmentation du risque thromboembolique de 50 % et à un triplement du risque d’hémorragie. Cette étude montre que le choix du traitement antiépileptique pour les patients sous AOD doit être soigneusement pesé.
Lire l’abstract de l’article publié par Jama Neurology (en anglais)
















