
Le traitement de la fibrillation auriculaire (FA) est le plus souvent réalisé par l’isolation des veines pulmonaires qui s’abouchent dans l’oreillette gauche. S’y ajoute parfois l’ablation des zones de bas voltage. Les zones de bas voltage désignent des régions du tissu cardiaque où les signaux électriques mesurés sont anormalement faibles. Elles sont détectées lors d’une étude électrophysiologique grâce à un système de cartographie tridimensionnelle. Une étude japonaise qui s’appuie sur les données de suivi d’une cohorte de patients de l’étude Volcano-AF évaluant l’intérêt d’une ablation des zones de bas voltage, publiée le 8 octobre 2026 dans le Jacc : Clinical Electrophysiology, compare 336 patients sans zones de bas voltage, 32 avec, non traitées par ablation et 30 qui présentaient des zones de bas voltage traitées. Tous ont bénéficié d’une isolation des veines pulmonaires. Au terme d’un suivi de 7 ans, 3 % des patients du premier groupe ont été hospitalisés pour insuffisance cardiaque, 6 % du deuxième groupe et 30 % du troisième. En outre, le risque de décès durant la période de suivi était respectivement de 4, 9 et 10 %. Au vu du faible nombre de patients inclus dans cette étude, ses résultats nécessitent d’être confirmés mais la technique de l’ablation des zones de bas voltage doit être surveillée.
Lire l’article du Jacc : Clinical Electrophysiology (en anglais)











