
La Revue du praticien (Cinzia Nobile) publie le 12 octobre 2026 un article consacré au traitement du syndrome coronarien chronique (SCC). Le SCC regroupe l’ensemble des manifestations dues à une altération fonctionnelle ou structurelle des artères coronariennes ou de la microcirculation. Il touche en France, 1,5 million de personnes, dont 43 % âgées de plus de 75 ans. Les deux complications principales sont la mort subite et l’insuffisance cardiaque. Les mesures hygiéno-diététiques – arrêt du tabac et réduction de l’alcool ; contrôle de la pression artérielle ; activité physique adaptée ; alimentation méditerranéenne – sont un complément indispensable aux traitements médicamenteux. Le traitement anti-ischémique repose sur les inhibiteurs calciques et/ou les bétabloquants en première intention. En ce qui concerne le traitement antithrombotique, l’aspirine est indiquée en première intention, mais chez les patients avec antécédent d’infarctus ou d’angioplastie, le clopidogrel est considéré comme une alternative sûre et efficace en monothérapie. En cas d’indication d’une anticoagulation, l’AOD au long cours est nécessaire après une phase de démarrage associant clopidogrel et AOD. Si un traitement hypolipémiant s’avère nécessaire, une statine à haute intensité doit être initiée d’emblée. Chez les diabétiques, les analogues des GLP- 1 et les iSGLT- 2 ont prouvé leur bénéfice sur la mortalité cardiovasculaire. En cas de symptômes cliniques invalidants ou de preuve d’ischémie malgré le traitement médical optimal, la revascularisation doit être discutée.















