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Emprunte carbone des anticoagulants oraux directs

Une étude française publiée par Haematologica Journal et rapportée par le Moniteur des pharmacies compare la quantité de gaz à effet de serre émise tout au long du cycle de vie de plusieurs AOD, l’apixaban, le rivaroxaban et le dabigatran. Les deux premiers sont des inhibiteurs du facteur Xa de la coagulation, le dabigatran étant un inhibiteur direct de la thrombine. L’étude est basée sur les données françaises d’Ecovamed et britanniques de MCF Classifier qui prennent en compte les émissions de carbone générées par la production, le transport et la vente des trois molécules. Contrairement à MCF Classifier, Ecovamed intègre les émissions liées aux fonctions de l’entreprise, dites corporates (R&D, marketing, tâches administratives, processus réglementaire), 22 % des émissions du dabigatran et plus de 70 % de celles des inhibiteurs de facteur Xa. Selon cette étude, l’empreinte carbone d’une année de rivaroxaban est de 33,7 kg d’équivalent CO2, celle de l’apixaban est de 36,8 kg, tandis que celle du dabigatran est de 123,7 kg, selon les hypothèses les moins défavorables à cette dernière molécule. La différence est principalement liée à la production du principe actif, qui représente respectivement 10,2 %, 5,5 % et 67,4 % du carbone émis. En outre, la posologie quotidienne est de 10 à 20 mg pour l’apixaban et le rivaroxaban, contre 300 mg/jour pour le dabigatran. Toujours selon cette étude, la pollution générée par le dabigatran pourrait être multipliée par 36 en se basant sur les hypothèses les plus défavorables à ce médicament.

Lire l’article du Moniteur des pharmacies

Lire l’étude publiée par Haematologica Journal (en anglais)

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