
Medscape (Richard Mark Kirkner) a publié le 25 novembre 2025 sur son site un article rapportant les résultats de l’étude Celebrate présentés au congrès 2025 de l’American Heart Association à La Nouvelle-Orléans et publiés simultanément dans The New England Journal of Medicine Evidence (Nejm Evidence). Cet essai avait pour objet d’évaluer l’intérêt d’une injection sous-cutanée de zalunfiban avant l’arrivée à l’hôpital d’une personne victime d’un infarctus du myocarde avec élévation du segment ST (Stemi). Il a inclus 1.671 patients traités par zalunfiban – 0,11 mg/kg (n = 853) ou 0,13 mg/kg (n = 818) – et 796 patients qui ont reçu un placebo, après le diagnostic de Stemi et moins de 4 heures avant l’injection. Arrivés à l’hôpital les patients ont bénéficié d’une intervention coronarienne percutanée. Le zalunfiban est un antiagrégant plaquettaire, antagoniste du récepteur GP IIb/IIIa capable d’inhiber près de 90 % de la fonction plaquettaire en seulement 15 minutes, sa demi-vie, d’environ une heure, permettant un retour quasi complet de l’activité plaquettaire en deux heures, rendant possible la réalisation d’un pontage coronarien en urgence. Il agit en dilatant les vaisseaux. Le critère d’évaluation principal de l’étude incluait les décès toutes causes confondues, les AVC, les infarctus du myocarde récurrents, les thromboses aiguës du stent, les nouvelles apparitions ou ré-hospitalisations pour insuffisance cardiaque, les infarctus de plus grande taille ou absence d’événements majeurs à 30 jours. Les patients traités par zalunfiban ont présenté un risque réduit de 21 % par rapport à ceux ayant reçu le placebo, au regard du critère principal. Les taux d’hémorragies graves ou potentiellement mortelles étaient similaires entre les deux groupes. Cet essai souffre néanmoins de deux biais : d’une part, il n’a pas inclus de patients ayant subi un arrêt cardiaque, un choc cardiogénique, un accident vasculaire cérébral antérieur, ou ceux sous anti-coagulation chronique ou dialyse rénale et, d’autre part, 80 % des patients étaient des hommes, principalement blancs et européens. Par ailleurs, l’analyse n’a pas permis de déterminer si l’effet du zalunfiban était dose-dépendant.
Lire l’abstract de l’article publié par Nejm Evidence (en anglais)












