
Dans le grand public, il est généralement considéré que la consommation de café peut être à l’origine de troubles du rythme cardiaque. Une étude clinique randomisée présentée au congrès 2025 de l’American Heart Association (AHA) qui s’est tenu à la Nouvelle-Orléans (Louisiane – USA) du 7 au 11 novembre, semble démontrer le contraire. L’étude Decaf a porté sur 200 patients atteints de fibrillation auriculaire persistante ou de flutter auriculaire avec antécédent de fibrillation auriculaire alors qu’ils consommaient du café avant leur cardioversion à la dose d’au moins 7 tasses par semaine. Après cardioversion, les patients ont été répartis en deux groupes, poursuite de la consommation de café versus abstinence totale y compris de boissons énergisantes, et suivis pendant 6 mois. Le taux de récidive de fibrillation atriale ou de flutter atrial à six mois a été de 47 % dans le premier groupe et 64 % dans le second. Néanmoins, le risque de flutter atrial était réduit mais pas significatif au plan statistique. Selon les auteurs, les résultats de l’étude suggèrent que le café n’est probablement pas responsable d’une élévation du risque de fibrillation atriale, et qu’il pourrait au contraire réduire ce risque.













