
Plusieurs méta-analyses étudiant le lien entre la consommation d’oméga-3 et risque de fibrillation auriculaire ont conduits à des conclusions inverses. Le rôle de la consommation d’huile de poisson est également controversé. Une nouvelle étude rétrospective menée sur une cohorte de l’UK Biobank publiée dans le Journal of the American Heart Association (JAHA) le 10 décembre 2025 apporte un nouvel éclairage. Un échantillon aléatoire de 261.108 patients pour lesquels des données sur les taux sériques d’oméga-3 étaient disponibles et 466.169 participants ayant renseigné leur consommation de suppléments d’huile de poisson, a été constitué. Les taux sériques d’oméga-3 étaient inversement associés au risque de fibrillation atriale incidente, allant jusqu’à une réduction de 14 % du risque, mais en revanche une interaction significative entre la consommation de suppléments d’huile de poisson et cette association a été constatée. Selon les auteurs, cette étude montrerait que le risque de fibrillation atriale était réduit lorsque les taux sériques d’oméga-3 étaient plus élevés, mais que l’association était cependant plus forte chez les non-consommateurs de suppléments d’huile de poisson.












