
Chez les diabétiques l’excès de glucose dans le sang conduit à la formation de plaques d’athérome sur les parois des artères et des vaisseaux, provoquant des dommages progressifs aux vaisseaux sanguins et au système cardiovasculaire. Avec le temps, ces plaques tendent à se durcir en devenant fibreuses et en se calcifiant, les patients étant alors atteints d’athérosclérose. Une étude clinique présentée au congrès 2025 de l’American Heart Association (AHA) qui s’est tenu à la Nouvelle-Orléans (Louisiane – USA) du 7 au 10 novembre, a porté sur l’intérêt de l’aspirine à faible dose en prévention cardiovasculaire primaire dans cette population. Les dossiers médicaux de 11.681 patients atteints de diabète de type 2 et ayant un risque modéré à élevé à 10 ans de maladie cardiovasculaire liée à l’athérosclérose, d’un registre de prévention primaire. L’incidence cumulée des infarctus du myocarde était de 42,4 % chez les utilisateurs d’aspirine, contre 61,2 % chez les non-utilisateurs ; 14,5 % contre 24,8 % pour les AVC et 33 % versus 50,7 % pour la mortalité de toutes causes, différences statistiquement significatives. Pour les infarctus et les AVC, cette diminution du risque était constatée quelle que soit la fréquence d’utilisation de l’aspirine, mais néanmoins proportionnelle à la durée d’utilisation. Même constat pour la diminution du risque liée au contrôle de la glycémie.












