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Monothérapie versus bithérapie anti-agrégante après un infarctus du myocarde

Il est bien établi que la bithérapie par aspirine et inhibiteur de P2Y12, tel que clopidogrel,  durant un an est le traitement anti-agrégant plaquettaire standard après un infarctus du myocarde traité par intervention coronaire percutanée primaire. Certaines études ont montré qu’un mois de bithérapie suivie d’une monothérapie permettait de diminuer le risque hémorragique, sans augmenter le risque ischémique. Les résultats de l’étude suisse Premium ont été présentés au congrès 2026 de l’European Society of Cardiology (ESC) à Munich et publiés parallèlement dans le New England Journal of Medicine (Nejm) le 29 août. Cet essai qui a comparé le prasugrel seul ou associé à l’aspirine, durant un an, a porté sur 2 268 patients. Le risque de décès, de nouvel infarctus ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) à un an s’est avéré plus élevé chez les patients prenant la monothérapie anti-agrégante, notamment pour le risque d’infarctus et de revascularisation. En revanche, le risque de saignement majeur était plus élevé avec la bithérapie. Le premier auteur a déclaré à Munich que l’aspirine restait un traitement indispensable mais essentiellement durant la période péri-procédurale et la phase aiguë, soit un mois.

Lire l’abstract de l’étude publiée par le Nemj (en anglais)

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