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Effets du jet-lag alimentaire

On connaissait les effets négatifs du jet-lag (décalage horaire) lié aux voyages intercontinentaux (insomnie, somnolence dans la journée, fatigue, irritabilité, difficultés de concentration et de mémorisation), une étude française porte elle sur les risques du jet-lag alimentaire consistant en un décalage des heures de repas quotidiens entre la semaine et le week-end. Cette étude a été conduite à partir des données d’environ 105 000 participants à la cohorte NutriNet-Santé, âgés en moyenne de 43 ans comprenant une proportion de 80 % de femmes. L’étude NutriNet-Santé est une étude de cohorte, dont le recrutement s’effectue sur un site web dédié, lancée en France en mai 2009 par Roselyne Bachelot alors ministre de la santé. Selon cette étude, le jet-lag alimentaire est associé à une augmentation significative du risque de maladies cardiovasculaires (incluant accident vasculaire cérébral, accident ischémique transitoire, infarctus, angor, syndrome coronarien aigu et angioplastie) de 14 % chez les hommes. Ce sur-risque n’est pas observé chez la femme. Le sur-risque de maladies cardiovasculaires monte notamment jusqu’à 44 % quand les repas du week-end sont pris au moins une heure avant ceux de la semaine. L’étude détaille également les risques liés au repas pris plus tard que l’heure habituelle. Selon les auteurs l’horaire et la régularité des repas pourraient constituer un axe important pour les interventions visant à réduire le risque de maladies cardiovasculaires sous  réserve que les résultats observés soient confirmés par d’autres études.

Lire l’étude publiée par Nature (en anglais)

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