
Présentés au congrès 2025 de l’European Society of cardiology, les résultats de l’étude Hi-Pro portant sur le traitement par apixaban à faible dose chez les patients présentant une maladie thromboembolique veineuse (MTev) déclenchée et des facteurs de risque persistants vont dans le même sens que ceux de l’étude publiée par le BMJ le 12 novembre 2025 (voir notre publication du 11 décembre 2025 : Anticoagulation au long cours après thrombose veineuse). L’essai monocentrique, randomisé en double aveugle Hi-pro a inclus 600 patients recevant pendant 12 mois soit 2,5 mg d’apixaban par voie orale deux fois par jour, soit un placebo. Les critères d’inclusion étaient la survenue d’une MTEV après un facteur déclenchant transitoire (le plus souvent une intervention chirurgicale, une immobilisation, un traumatisme ou une affection médicale aiguë) ; présence d’au moins un facteur de risque persistant (le plus souvent une maladie inflammatoire ou auto-immune, un IMC ≥ 30, une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse ou une maladie pulmonaire chronique) ; et au moins trois mois de traitement anticoagulant. A un an, le critère d’efficacité principal – la première récidive symptomatique de MTEV (incluant la thrombose veineuse profonde, l’embolie pulmonaire ou les deux) –, est survenue chez quatre patients du groupe apixaban et chez 30 patients du groupe placebo. Le critère de sécurité principal – le premier épisode d’hémorragie majeure –, est survenu chez un patient du groupe apixaban et chez aucun patient du groupe placebo. Les auteurs concluent « nos résultats mettent en évidence une population présentant une MTEV provoquée et des facteurs de risque persistants, chez laquelle le risque de récidive après l’arrêt de l’anticoagulation est suffisamment élevé pour justifier la poursuite du traitement anticoagulant. »
Lire l’abstact de l’article publié par le New England Journal (en anglais)














