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Échec du rivaroxaban en prévention des événements cardiovasculaires associés à une maladie rénale chronique avancée

Les résultats de l’essai australien Track ont été présentés au congrès 2026 de l’European Renal Association (Era) qui s’est tenu à Glasgow du 3 au 6 juin et publiés simultanément dans le Journal of the American Medical Association (Jama). Cet essai porte sur l’intérêt de l’anticoagulant oral direct (AOD) rivaroxaban sur le risque cardiovasculaire  chez des patients ayant une maladie rénale chronique de stade IV ou V, dialysés ou non. La classification des maladies rénales chronique repose sur la valeur du débit de filtration glomérulaire (DFG) qui reflète la capacité des reins à filtrer le sang. Il est compris entre 15 et 29 ml/min/1,73 m² pour le stade IV et inférieur à 15 pour le stade V, insuffisance rénale chronique terminale, alors que pour les sujets non malades de moins de 40 ans il est compris entre 100 et 130 pour l’homme et 90 et 120 pour la femme. L’essai a porté sur 1 360 patients ayant des antécédents coronaropathie, d’accident vasculaire cérébral (AVC) non hémorragique et non lacunaire, d’artériopathie périphérique et/ou un diabète ou un âge de 65 ans et plus, randomisés entre le rivaroxaban à 2,5 mg deux fois par jour versus un placebo. Au cours d’un suivi de 1,7 an en médiane, 22,6% des patients traités par rivaroxaban sont décédés d’une cause cardiovasculaire ou ont eu un infarctus du myocarde, un AVC ou une artériopathie périphérique non fatale, contre 20,7% dans le groupe contrôle, différence non significative au plan statistique. Le risque d’événements hémorragiques majeurs était en revanche accru chez les patients traités par rivaroxaban, ce qui paraît logique.

Lire l’article publié par le Jama Network (en anglais)

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