
L’essai randomisé en ouvert Cobrra canadien compare le risque hémorragique chez les patients atteints d’embolie pulmonaire ou de thrombo-embolie veineuse traités par apixaban ou rivaroxaban. 2.760 patients ont reçu pendant 3 mois après une embolie pulmonaire ou une thrombose veineuse profonde proximale soit l’apixaban soit le rivaroxaban selon les doses et schémas d’administration ayant démontré leur efficacité par rapport aux AVK, mais l’adhésion au traitement s’est avérée moindre pour les patients traités par apixaban (66 %) que pour ceux recevant le rivaroxaban (75 %). Le taux de survenue d’une récidive de thrombo-embolie veineuse au cours des 3 mois était d’environ 1 % dans chaque groupe malgré la différence d’adhésion au traitement. Il y a eu 0,1 % de décès de toutes causes sous apixaban, contre 0,3 % sous rivaroxaban. Le taux de survenue d’un saignement pertinent s’est élevé à 3,3 % pour l’apixaban contre 7,1 % pour le rivaroxababn, différence significative au plan statistique. Les auteurs n’expliquent pas cette différence qui pourrait être liée au régime du dosage du rivaroxaban. D’autres essais devront donc être menés pour confirmer les résultats de Cobrra (voir aussi notre publication du 14 février 2026).
Lire l’abstract de l’article publié par le New England Journal of Medicine (en anglais)
















