
La voie de signalisation PI3K intervient dans la régulation du cycle cellulaire. Elle est directement liée à la quiescence cellulaire, à la prolifération, au cancer et à la longévité. Des mutations génétiques le long de la voie de signalisation PI3K sont présentes dans environ 30 % des cancers colorectaux. La professeure Anna Martling du Karolinska Institutet de Stockholm (Suède) a présenté les résultats de l’étude de phase 3 Alascca portant sur l’intérêt de l’aspirine dans la prévention de la récidive du cancer colorectal lors du Symposium 2025 sur les cancers gastro-intestinaux de l’American Society of Clinical Oncology (Asco) qui s’est tenu à San Francisco le 23 janvier 2025,. L’essai a porté sur 626 patients (âge médian, 66 ans ; 52 % de femmes) atteints d’un cancer du côlon de stade II à III (67 %) ou d’un cancer du rectum de stade I à III (33 %) dans 33 hôpitaux en Suède, au Danemark, en Finlande et en Norvège. Les patients ont été répartis en deux groupes en fonction des altérations spécifiques de la voie PI3K. Le groupe A (n = 314) comprenait des patients porteurs de mutations PIK3CA dans l’exon 9 et/ou 20, et le groupe B (n = 312) comprenait des patients porteurs d’autres mutations de la voie PI3K, notamment des mutations PIK3CA en dehors de l’exon 9/20, ou des mutations dans les gènes PIK3R1 ou PTEN. Dans chaque groupe, les patients ont reçu 160 mg par jour d’aspirine ou un placébo, pendant 3 ans. L’aspirine a réduit le taux de récidive de 51 % dans le groupe A et 58 % dans le groupe B. Ces résultats soulignent l’importance des tests génomiques en amont, selon l’auteur.
Voir l’article de Medscape (en anglais)
Voir l’abstract publié par l’Asco (en anglais)












