
L’association Anticoag Pass S2D s’est faite à plusieurs reprises l’écho des complications thrombo-emboliques veineuses liées au cancer, dont le professeur Isabelle Mahé, PU-PH à l’hôpital Louis Mourier (AP-HP) et présidente du conseil scientifique de l’association, est une spécialiste. Depuis assez récemment des complications artérielles (infarctus du myocarde, AVC ischémique) ont également été identifiées, pouvant être en relation avec une hypercoagulabilité induite par le cancer, une inflammation systémique, un dysfonctionnement endothélial et la cardiotoxicité de certains anticancéreux. Une étude épidémiologique américaine dont les résultats ont été publiés par le Journal of National Cancer Institute (JNCI) le 11 juillet 2026, explore ces complications. Cette étude repose sur une cohorte de 1,74 million de patients atteints de tous types de cancers. Le risque cumulatif d’événements thrombo-emboliques artériels s’élevait à 2,4 % la première année, 3,4 % sur deux ans et 4,9 % sur 5 ans. L’étude montre que le risque dépend de la localisation de la tumeur, le risque le plus élevé concerne les cancers les plus agressifs et a contrario, le risque le plus bas, les cancers d’évolution lente. Les chercheurs ont également identifiés des facteurs de risque liés au type de traitements reçus, à des pathologies cardiovasculaires préexistantes, à des facteurs de risques cardiovasculaires et à des anomalies biologiques. Les résultats de cette étude conduisent à envisager une évaluation du risque cardiovasculaire chez ces patients et la mise en œuvre, si nécessaire, d’un traitement préventif.
Lire l’abstract de l’article publié par le JNCI (en anglais)












