
Les anévrismes cérébraux peuvent survenir à tout âge, mais sont plus fréquents chez les personnes âgées de 30 à 60 ans. Ils sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes. Les facteurs favorisants sont les anomalies du tissu conjonctif héréditaires, les antécédents familiaux d’anévrisme, l’hypertension artérielle, le tabagisme, les toxicomanies à plusieurs substances, les dépôts amyloïdes et les malformations artério-veineuses. Les progrès enregistrés dans le traitement des ruptures d’anévrysme exposent les patients, notamment les plus jeunes à une récidive. Une étude suédoise dont les résultats ont été publiés dans le Jama Network Open le 24 août 2026 s’est attachée à quantifier le risque de récidive. Cette étude porte sur 544 patients suédois de moins de 40 ans ayant eu une hémorragie cérébrale par rupture d’anévrisme entre 1967 et 2014. Le suivi médian des patients était de 25 ans. Globalement, près de 20 % des patients ont présenté un ou plusieurs nouveaux anévrismes durant le suivi. De façon cumulative, le risque de développer un nouvel anévrisme cérébral était de 3,4 % 10 ans après la première rupture d’anévrisme, 7,7 % après 20 ans, 16,5 % après 30 ans et 30,2 % après 40 ans de suivi. Parmi les récidivistes, 23 patients ont présenté une nouvelle rupture d’anévrysme, soit un risque multiplié par un facteur entre 19 et 28 par rapport à la population générale. Cette étude suggère une surveillance particulière des patients ayant eu une rupture d’anévrysme.








