
Medscape publie le 24 juillet 2026 le point de vue du docteur Christoph Diener, neurologue à l’Université de Duisbourg-Essen, sur le traitement de l’AVC ischémique en 2026. Pour lui, l’aspect le plus important du traitement de l’AVC est la prise en charge des patients qui présentent un AVC ischémique au sein d’une unité neuro-vasculaire (UNV). Elle permet un examen neurologique, une imagerie immédiate, puis la surveillance des paramètres physiologiques essentiels, ainsi que la prévention des fausses routes, de la thrombose veineuse profonde (TVP) et de l’embolie pulmonaire, sans oublier la mobilisation et la rééducation précoces. La thrombolyse systémique peut être réalisée soit par altéplase, soit par ténectéplase dans un délai allant jusqu’à 24 heures si l’imagerie fonctionnelle met en évidence du tissu cérébral récupérable. Plus la thrombolyse est administrée tôt, plus elle est efficace. La thrombolyse peut être réalisée chez des patients présentant une hypertension artérielle, une hyperglycémie ou de la fièvre. Les patients atteints d’un AVC léger ne tirent pas bénéfice de la thrombolyse ; ils s’exposent uniquement à un risque accru d’hémorragie. L’autre intervention majeure est la thrombectomie, particulièrement indiquée en cas d’occlusion distale de l’artère carotide interne, de la partie proximale de l’artère cérébrale moyenne ou de la circulation postérieure. Cette technique est très efficace dans un délai allant jusqu’à 24 heures, bien qu’une intervention précoce reste préférable. Plusieurs essais randomisés démontrent que la thrombectomie est efficace chez les patients atteints d’un AVC sévère et n’augmente pas le risque hémorragique. En revanche, l’efficacité de la thrombectomie en cas d’occlusion des segments moyen et distal de l’artère cérébrale moyenne reste controversée. Enfin, la communauté des neurologues s’interroge sur l’intérêt d’une thrombolyse systémique préalable à la thrombectomie pour améliorer le pronostic. Par ailleurs, une autre question importante pour le docteur Diener est de savoir s’il est utile de recourir à la thrombolyse intraveineuse après une thrombectomie mécanique, en particulier chez les patients qui ne tirent pas un réel bénéfice de la thrombectomie. Un autre aspect concerne l’utilisation du tirofiban, un traitement antiagrégant plaquettaire de courte durée d’action et très efficace, chez les patients ne bénéficiant pas de la thrombolyse.






