
De nouvelles recommandations concernant le syndrome cardio-rénal-métabolique (CRM) ont été publiées par les sociétés savantes américaines en juin 2026. Cette publication a suscité des polémiques rapportées par Medscape (Crystal Phend) dans un article daté du 28 juillet 2026. Le syndrome métabolique a commencé à être défini au milieu des années 1990. Le syndrome cardiorénal a suivi au début des années 2000, puis le diabète a été intégré à ce concept global. Les nouvelles recommandations proposent également un système de classification en stades du syndrome CRM. Le stade 1 englobe le surpoids, l’obésité ou le pré-diabète sans autres manifestations ni facteurs de risque de maladies métaboliques, rénales ou cardiovasculaires. Le stade 2 ajoute à ce tableau des facteurs de risque métaboliques tels que l’hypertension, le diabète de type 2 et une maladie rénale chronique (MRC), sans maladie cardiovasculaire manifeste. Le stade 3 correspond à une maladie subclinique, à un risque élevé de maladie cardiovasculaire ou à un risque très élevé de maladie rénale. Le stade 4 correspond à une maladie cardiovasculaire diagnostiquée, associée à un surpoids ou à une obésité, à une maladie rénale ou à d’autres facteurs de risque métaboliques. Les essais cliniques menés au cours de la dernière décennie sur les inhibiteurs du SGLT2, qui ont démontré leurs bénéfices tant sur les résultats rénaux que cardiovasculaires, ainsi que les données relatives aux agonistes du GLP-1 et du polypeptide insulinotrope dépendant du glucose. Les recommandations du syndrome CRM préconisent de procéder systématiquement à un dépistage des facteurs de risque métaboliques et à une évaluation de la fonction rénale chez tous les adultes, puis mettent l’accent sur la prise en charge du mode de vie, les inhibiteurs du SGLT2 et les médicaments amaigrissants pour prendre en charge les personnes présentant un risque élevé. La polémique porte sur l’idée d’une médicalisation excessive et d’une confusion entre les stades de la maladie. A cet égard, il faut citer l’étude chinoise dont les résultats ont été publiés par le Journal of the American Heart Assocation (JAHA) le 10 juillet 2026 qui montre qu’une activité physique modeste est associée à un risque plus faible de mortalité pour les patients atteints du syndrome CRM.


