
En 2022, 120.000 personnes ont été victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Sans une prise en charge rapide, la majorité d’entre eux laisse des séquelles définitives qui peuvent être plus ou moins lourdes : tétraplégie, hémiplégie, aphasie. Depuis les années 2000, pour faire face à cet enjeu de santé publique, une politique a été progressivement mise en œuvre fondée sur la création de services spécialisés dans le traitement des AVC au stade aigu, les unités neuro-vasculaires (UNV), et sur l’organisation de filières territoriales de prise en charge articulées autour de ces unités. La loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique a fixé comme principal objectif de réduire l’incidence et la fréquence des AVC et la sévérité des séquelles fonctionnelles qui en résultent.
A l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC qui s’est tenue le 29 octobre 2025, la Cour des comptes qui a notamment pour mission de contrôler le bon emploi et la bonne gestion des fonds publics, a publié un rapport sur les résultats de la politique menée par les pouvoirs publics dans ce domaine. Ses principales conclusions sont : « une prévention insuffisamment ciblée en termes de publics et de risques, une information perfectible de la population ; une prise en charge de l’AVC en phase aiguë aujourd’hui mieux assurée mais confrontée à de nombreuses difficultés ; une filière post-aiguë mal articulée avec la phase aiguë n’assurant pas un accompagnement effectif des patients ; un parcours d’ensemble pour le patient trop peu efficient ».
Egalement à l’occasion de la journée mondiale de l’AVC, la Haute Autorité de santé (HAS) a actualisé partiellement ses recommandations de prise en charge de l’AVC ischémique à la phase aiguë et propose des pistes pour améliorer le parcours de santé du patient.
Lire le rapport de la Cour des comptes
Lire le communiqué de presse de la HAS du 28 octobre 2025
Lire le guide du parcours de santé – Accident vasculaire cérébral de l’adulte de la HAS













