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Contention en psychiatrie et risque accru de thrombo-embolisme veineux

Le recours à la contention mécanique en psychiatrie est une technique controversée mais qui reste fréquemment utilisée dans de nombreux pays. Elle concerne environ 25 % des patients en Europe. En France elle est également utilisée mais le ministère de la santé a pour objectif son abandon en 2030. Le British Medical Journal (BMJ) a publié le 1er juillet 2026 les résultats d’une étude danoise qui cherche à évaluer le risque de thrombo-embolisme veineux chez les patients hospitalisés en psychiatrie faisant l’objet d’une contention mécanique. Pour cela une cohorte de 24 423 patients dont 10 208 exposés à la contention mécanique mise en place le jour le l’entrée à l’hôpital et durant 32 heures en médiane et 14 215 à la contention chimique. Après pondération sur score de propension, l’analyse a porté sur 10 208 patients exposés à une contention mécanique et 10 230 à une contention chimique. L’incidence cumulée des événements thrombo-emboliques veineux, incidents et récurrents, à 30 jours de suivi était de 3,5 pour la contention mécanique et 1,7 cas pour 1 000 pour la contention chimique, soit un rapport des risques statistiquement significatif de 2,1. Le risque atteignait un pic peu après la contention, puis diminuait progressivement en une semaine. L’explication la plus plausible est l’immobilisation, qui favorise la stase veineuse et empêche le retour veineux. La question d’une thrombo-prophylaxie en cas de contention mécanique se pose donc.

Lire l’article du BMJ (en anglais)

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