
La Fédération Hospitalière de France (FHF) vient de publier la troisième édition de son baromètre sur l’accès aux soins réalisé en partenariat avec IPSOS – BVA.
Il révèle une dégradation de l’accès aux soins : près des trois quarts des Français (73 %) déclarent avoir déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, contre 63 % en 2024. Cette hausse de 10 points représente près de 7 millions de personnes supplémentaires. L’allongement des délais d’attente explique ce renoncement dans plus de la moitié des cas (2 semaines pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste, contre quatre jours en 2019 ; 3 mois pour un cardiologue, contre 1 mois et demi en 2019).
L’aspect financier est également une question important : 40 % des Français renoncent aux soins pour des raisons financières.
Ces résultats mettent en évidence une situation tendue sur l’ensemble du territoire mais également des fractures territoriales importantes sur certaines spécialités.
La situation des moins de 35 ans est particulièrement préoccupante : 57 % d’entre-eux déclarent s’être déjà rendus aux urgences pour des raisons qui ne relevaient pas d’une urgence médicale.
Ces tensions du système de santé renforcent les difficultés que rencontre l’hôpital public.
La FHF souligne que malgré les difficultés, liées notamment à l’absence d’alternative, l’hôpital public reste un pilier de l’accès aux soins avec une activité dynamique, mais qu’il convient d’être vigilant car il se fragilise.







