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Consommation d’aliments ultra-transformés et risque cardiovasculaire

Les aliments ultra-transformés ont progressivement supplanté les régimes alimentaires traditionnels à l’échelle mondiale et constituent un problème majeur de santé publique, notamment en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires. Ils sont définis comme des produits alimentaires composés principalement d’ingrédients industriels bon marché, d’additifs et de composés néoformés, souvent dépourvus de valeur nutritionnelle. Ces aliments sont hautement transformés et contiennent des additifs susceptibles d’avoir des effets néfastes sur la santé. Concrètement, on peut citer les boissons gazeuses, les chips, les saucisses, les plats préparés, les céréales du petit déjeuner et les yaourts aux fruits, liste non limitative. Les aliments ultra-transformés représenteraient en France aujourd’hui près de 30 % de l’apport alimentaire des adultes et jusqu’à près de 50 % pour les enfants. Ils sont à l’origine de pathologies dont les mieux documentées sont l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Une consommation élevée est associée à une augmentation du risque de maladie coronarienne de 13 à 19 % selon les études et de 5 % pour la fibrillation auriculaire pour chaque hausse de 10 % de la part d’aliments ultra-transformés dans l’alimentation. Les gros consommateurs auraient un sur-risque de mortalité cardiovasculaire de 9 à 65 %.

Lire l’interview du 4 septembre 2025 du professeur Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm, co-créatrice du Nutri-score

Lire l’étude publiée dans l’European Heart Journal le 6 mai 2026 (en anglais)

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