
La revue Obstetrics & Gynecology publie le 9 janvier 2026 les résultats d’une étude américaine cas-contrôles portant sur la survenue de saignements utérins chez la femme traitée par anticoagulants oraux. A partir des bases de données MarketScan Research, les auteurs ont inclus 276.911 femmes de 18 ans et plus démarrant un traitement par warfarine, apixaban, rivaroxaban, dabigatran ou édoxaban pour thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, fibrillation auriculaire ou un flutter comparées à 1,4 million de contrôle exemptes de traitement, suivies durant un an. Les saignements utérins étaient significativement plus nombreux dans le premier groupe, 6 % versus 3 % dans le groupe contrôles, de même que les hospitalisations pour saignements et les passages aux urgences. Selon l’anticoagulant administré, les saignements s’élevaient à 8,6 % pour le rivaroxaban, 5,2 % pour l’apixaban, 2,7 % pout le dabigatran et 4,8 % pour la warfarine. Le nombre de femmes traitées par édoxaban était insuffisant pour pouvoir être significatif. En outre, le risque était plus fort chez les femmes de moins de 50 ans (ORa = 1,96) que pour celles de plus de 50 ans. Cette étude confirme, notamment, les risques de saignement liés au rivaroxaban.
Lire l’article publié par la revue Obstetrics & Gynecology (en anglais)









