
Il était jusqu’ici admis que 80 % % des morts subites cardiaques étaient liés à un infarctus du myocarde. Le Journal of the American College of Cardiology (Jacc) publie le 23 avril 2026 les résultats de l’étude Post SCD (POstmortem Systematic invesTigation of Sudden Cardiac Death) qui porte sur l’analyse de 877 morts subites cardiaques présumées ayant fait l’objet d’une autopsie. Pour 42 % des cas le décès n’étaient pas de cause arythmique mais liés à une overdose non diagnostiquée ou une cause neurologique. Sur les 513 décès de cause arythmiques avérée, seulement 32 % étaient liés à un facteur de risque cardiaque connu, mais les autres cas avaient aussi des pathologies cardiaques : dans 31 % des cas il y avait un infarctus ou une cardiomyopathie dilatée non connus ; dans 36 % des cas, on trouvait un poids du cœur augmenté, un diamètre du ventricule gauche large et fréquemment une atteinte coronaire significative. Moins de 1 % des personnes décédées de cause arythmique avaient un cœur normal. Au total donc, les deux tiers des cas étaient liés à une pathologie cardiaque non diagnostiquée. Selon les auteurs, il y aurait un intérêt à dépister les personnes à risque, peut-être avec le concours de l’intelligence artificielle.




