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Le point sur les recherches portant sur la maladie des petits vaisseaux cérébraux

La maladie des petits vaisseaux cérébraux est une pathologie chronique qui affecte les plus fines artères du cerveau qui irriguent les tissus responsables de la mémoire, de l’attention et de la coordination. Elle toucherait en France plus de 5 millions de personnes de 65 ans et plus. Le site internet The Conversation(1) publie le 30 juin 2026 un article de Claire Peghaire, docteur en pharmacie et enseignant chercheur en physiologie vasculaire, Université de Bordeaux, chercheuse au sein du Laboratoire de biologie des maladies cardiovasculaires, portant sur cette pathologie. La maladie des petits vaisseaux cérébraux est souvent silencieuse à ses débuts, les premiers indices de sa présence pouvant être discrets : ralentissement intellectuel, troubles de l’équilibre, fatigue cognitive, petits oublis inhabituels, mais aussi se révéler brutalement par la survenue d’un AVC. Les facteurs de risque sont l’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol ainsi que le tabac ou la sédentarité. Le diagnostic est porté par l’examen IRM du cerveau. Parmi les principales hypothèses formulées pour expliquer le développement de la maladie figurent le dysfonctionnement des cellules endothéliales qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins, l’altération de la barrière hémato-encéphalique (voir notre publication du 29 juin dernier sur la relation entre l’insuffisance rénale chronique et le fonctionnement cérébral), l’inflammation chronique ou encore le stress oxydatif. Les recherches du Laboratoire de biologie des maladies cardiovasculaires ont conduit à l’identification de la protéine Trim47 (pour Tripartite Motif containing 47) qui joue un rôle protecteur dans les cellules endothéliales en contribuant au maintien de l’intégrité vasculaire et en limitant les effets du stress oxydatif. La médecine est aujourd’hui démunie face à la maladie des petits vaisseaux cérébraux. Deux stratégies complémentaires sont actuellement envisagées pour son traitement : développer de nouvelles molécules ciblant la voie antioxydante de protection ou réévaluer des médicaments déjà disponibles susceptibles d’agir sur ces mécanismes. L’article de The Conversation fait le point sur ces deux stratégies.

Lire l’article de The Conversation

(1)The Conversation France fédère dans une association à but non lucratif les établissements d’enseignement supérieur et de recherche francophones et propose d’éclairer le débat public grâce à des analyses indépendantes sur des sujets d’actualité.

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