
Généralement on distingue deux types d’infarctus du myocarde (IDM), ceux avec élévation du segment ST observé sur l’électrocardiogramme (Stemi) et les non-Stemi. La revue Frontiers in artificial intelligence publie le 19 août 2026 les résultats d’une étude française portant sur la catégorisation des patients à risque d’infarctus du myocarde par l’intelligence artificielle (IA). Cette étude porte sur près de 5 000 personnes ayant subi un IDM issues du registre Fast-MI-2015, grande enquête française menée par la Société française de cardiologie pour analyser la prise en charge et l’évolution de l’IDM. Les chercheurs ont utilisé une technique de regroupement non supervisé, laissant un algorithme d’IA rechercher des ressemblances entre patients sans connaître leur évolution ni leur prise en charge. Les variables utilisées étaient le sexe, l’âge, les antécédents, les facteurs de risque et le type d’infarctus. L’IA a permis d’identifier 4 groupes de patients présentant un risque de mortalité différent. Le premier groupe est constitué par des patients âgés en moyenne de 82 ans, dont 45 % de femmes, atteints souvent de diabète, d’hypertension et recevant des traitements chroniques. Ils présentent une mortalité à un an de 15,7 %. Le deuxième groupe rassemble des patients de 68 ans en moyenne, majoritairement des hommes avec les facteurs de risque classique. Dans ce groupe la mortalité à un an s’élève à 6 %. Le troisième groupe réunit des patients d’âge intermédiaire ayant un profil métabolique (surpoids, dyslipidémie et diabète) pour lesquels la mortalité est de 2,3 %. Enfin le quatrième regroupe des patients âgés de 44 ans en moyenne, dont 73 % de fumeurs, qui ont une mortalité de 1,5 %. Ces résultats confirment ce qui est observé en clinique. La surreprésentation des patients âgés en matière de mortalité pourrait s’expliquer selon certains par la difficulté qu’ils ont à décrire leurs symptômes aux personnels qui répondent au 15 ou aux personnels des urgences. Ces personnes devraient faire l’objet d’une attention particulière.
Lire l’article de Frontiers in artificial intelligence (en anglais)





