
Medscape (Jean-Bernard Gervais) publie le 8 juin un article consacré à l’étude de la Fondation Jean Jaurès et Doctolib sur les délais d’accès aux soins médicaux en 2025. Ils restent contenus en deçà de 15 jours pour toutes les professions de premier recours : médecins généralistes (3 jours), kinésithérapeutes (6 jours), pédiatres (8 jours), chirurgiens-dentistes (10 jours) et sages-femmes (12 jours) mais sont beaucoup plus longs pour les cardiologues. En 2025, la France compte 5.172 cardiologues libéraux en 2025 dont 37 % ont plus de 60 ans. La densité de cardiologues ressort à 7,6 pour 100.000 habitants, dans la moyenne européenne mais avec des écarts considérables selon les départements. 82 % des consultations sont obtenues au-delà de 7 jours, l’accès rapide restant marginal, 5 % en moins de 24 heures et 8 % en moins de 48 heures. En moyenne nationale, le délai d’accès s’établit à 42 jours en hausse d’un jour par rapport à 2023, mais est beaucoup élevé dans certain départements : Gers, 164 jours ; Ariège, 100 jours ; Aude, 96 jours ; Lot, 90 jours ; Drôme, 73 jours ; Ardèche, 67 jours. L’écart est de 1 à 10 entre Paris et le Gers. Dans une spécialité où les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité, cette situation n’est pas satisfaisante d’autant qu’elle risque de s’aggraver compte tenu de la pyramide des âges des cardiologues et le vieillissement de la population.


