
Un rapport sur l’information en santé a été remis à la ministre chargée de la santé le 12 janvier dernier. Rédigé par le Pr Mathieu Molimard (pharmacologue clinicien et pneumologue), Dominique Costagliola (épidémiologiste et biostatisticienne) et le dr Hervé Maisonneuve (spécialiste de la rédaction scientifique et de la conduite responsable de la recherche), il a été élaboré à partir de 156 entretiens impliquant 270 personnes, réalisés auprès d’agences sanitaires, d’associations, de l’assurance maladie, d’établissements de santé, de journalistes, de médias, de mutuelles, d’organismes nationaux de recherche, de partis politiques, de personnes de la société civile, de plateformes, de professionnels de santé, de scientifiques, de services de l’Etat, de sociétés savantes et d’universités.
Il en ressort un diagnostic partagé de fragilité structurelle et de vulnérabilité collective.
La population n’est pas assez armée pour résister a la désinformation avec une éducation (une littératie) scientifique et en sante insuffisante ; une difficulté réelle à juger la fiabilité des sources d’information disponibles ; un rapport à l’information bouleversé par le numérique et les réseaux sociaux (notamment pour les jeunes).
La désinformation devient un vrai facteur de risque en sante, altère la confiance dans les institutions et met en danger la cohésion sociale en exacerbant les extrêmes.
Le rapport propose une stratégie cohérente et opérationnelle pour renforcer la qualité de
l’information en sante et lutter contre la désinformation qui repose sur 6 piliers : l’éducation, la formation, l’information, la détection, des sanctions, et la recherche.
Suite à la remise de ce rapport, la ministre chargée de la santé a annoncé le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé.
Lire le rapport sur l’information en santé
Lire le dossier ministériel sur la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé


