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Innovation en stimulation cardiaque

La première implantation de stimulateur cardiaque (SCI) remonte au début des années 1950. Initialement volumineux, il était implanté dans l’abdomen relié à des sondes cardiaques attachées au cœur. La miniaturisation a permis l’implantation sous la clavicule mais toujours avec des sondes. Ces dernières peuvent se rompre, se déplacer, s’infecter ou favoriser les thromboses. Depuis les années 2010, on dispose de SCI sans sondes. La dernière génération pèse 2 grammes, déposé dans le cœur par voie veineuse, l’abord étant fémoral. Cette nouvelle génération a permis de réduire de 70 % les complications. Aujourd’hui, 70 000 SCI sont implantés chaque année en France dont seulement 6 000 SCI sans sondes dans certains établissements de santé autorisés. La majorité de ces SCI sans sondes ne stimule en effet qu’une seule cavité cardiaque, les patients nécessitant une synchronisation plus complète entre les différentes cavités doivent recourir aux SCI avec sondes. Une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) développe une nouvelle technologie utilisant les ultrasons de façon non invasive. Ils ont mis au point un prototype comprenant un autocollant à ultrasons de la taille d’un timbre-poste à appliquer sur la poitrine et un petit appareil de poche contenant les batteries et l’électronique nécessaires. Il est doté de minuscules transducteurs qui envoient des impulsions ultrasonores à travers le thorax pour stimuler le cœur. Ces ondes ultrasonores déclenchent l’ouverture de certains canaux ioniques dans les cellules cardiaques, un effet que les chercheurs ont amplifié par génie génétique. L’ouverture de ces canaux permet l’entrée de calcium, ce qui permet à la cellule cardiaque de se contracter et de battre. Cette technologie a été testée avec succès sur des rats et a fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Biomedical Engineering le 2 juin 2026. Les auteurs indiquent en conclusion :  « Nous pensons qu’il serait possible, un jour, de disposer de patchs adhésifs apposés sur différentes parties du corps permettant une imagerie à long terme, une surveillance et une stimulation thérapeutique en boucle fermée. » Ces recherches ont été en partie financées par le Département de la Guerre des Etats-Unis, l’équivalent américain du ministère de la défense.

Lire l’article de MIT News (en anglais)

Lire l’abstract de l’article publié dans Nature Biomedical Engineering (en anglais)

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