Angioscanner thoracique

Qu’est-ce qu’un angioscanner thoracique ?

Il s’agit d’un examen d’imagerie radiologique permettant de retenir le diagnostic d’embolie pulmonaire grâce à l’injection d’un produit de contraste iodé.
En cas de suspicion d’embolie pulmonaire, cet examen permet de visualiser les poumons, les vaisseaux thoraciques et les éventuelles complications.

L’angioscanner thoracique est réalisé sous la responsabilité d’un radiologue, qui interprètera cet examen.

Dès lors que le médecin suspecte une embolie pulmonaire, il doit suivre un algorithme d’évaluation d’une suspicion d’embolie pulmonaire : c’est un arbre décisionnel lui permettant de choisir le (ou les) examen(s) complémentaire(s) à pratiquer en fonction de la probabilité du diagnostic d’embolie pulmonaire.

Une imagerie thoracique (principalement l’angioscanner) est nécessaire chez environ deux tiers des patients et doit être réalisée en urgence. Cependant, il est possible de débuter un traitement anticoagulant avant la réalisation du scanner, ce qui permet d’attendre cet examen sans risque si celui-ci n’est pas disponible dans l’immédiat.

Idéalement, il est préférable d’être à jeun en cas de réaction à l’injection de produit de contraste, mais ce n’est pas obligatoire.
Votre médecin doit par contre s’assurer de l’absence d’allergie aux produits de contraste iodés en vous interrogeant, et d’un fonctionnement correct de vos reins par une prise de sang (dosage de la créatininémie). En savoir plus Dosage de la créatininémie

L’angioscanner thoracique permet de confirmer le diagnostic d’embolie pulmonaire en visualisant le caillot (ou thrombus) grâce à l’opacification des vaisseaux sanguins.
Il permet de déterminer sa localisation (proximale, dès le début du poumon, ou distale, plus éloigné) et son retentissement sur le cœur.
Il permet enfin d’évaluer le reste du thorax, à la recherche principalement d’une atteinte des poumons ou du médiastin.

Oui, les capacités diagnostiques de l’angioscanner thoracique ont été évaluées dans plusieurs études de très haute qualité, permettant de conforter sa place, sous réserve d’être intégré dans un algorithme diagnostique.

Le patient est installé sur une table d’examen, couché sur le dos et les bras au-dessus de la tête. Un cathéter a été posé dans une veine des membres supérieurs, afin de permettre l’injection du produit de contraste iodé.
La table va passer au travers d’un grand anneau ouvert, qui permet d’obtenir des images qui seront synchronisées avec la pompe injectant le produit de contraste. Cette injection peut s’accompagner d’une sensation de chaleur diffuse et d’une envie d’uriner.
Pendant l’acquisition des images, il est demandé de maintenir la respiration bloquée car la respiration génère un mouvement du thorax et peut donc entraîner un flou sur les images. Cela peut être difficile et paradoxal pour un patient présentant une embolie pulmonaire, mais cela est nécessaire pour obtenir des images de bonne qualité et donc pour une meilleure interprétation radiologique.

C’est un examen très rapide (5 minutes avec le temps de préparation).

Non, cet examen est surtout indispensable pour le diagnostic initial de l’embolie pulmonaire.
Rarement, il peut être répété à la phase initiale en cas de problème technique (acquisition des images décalées par rapport à l’injection d’iode). Il peut aussi être refait en cas de suspicion de récidive d’embolie pulmonaire, ou bien dans d’autres situations comme une suspicion d’infection du poumon ou de la plèvre.

  • Auteurs : Pr Laurent BERTOLETTI (pneumologie), Dr Thierry ANNWEILLER (radiologie)
  • Date de publication : 22/09/2016
  • Date de dernière mise à jour : 16/11/2016