
À l’occasion de la Journée Mondiale du cœur, le 29 septembre 2026, le site en ligne Destination santé publie une mise au point du professeur Anne Bernard, PU-PH de cardiologie chef du service de médecine cardiovasculaire du CHU de Tours, sur le dépistage des maladies valvulaires cardiaques. Selon une estimation extrapolée à partir de données européennes publiées, les valvulopathies seraient associées à environ un décès toutes les 10 minutes en Europe. Pourtant, selon une enquête Ipsos pour Edwards Lifesciences, seuls 9 % des 60-80 ans en France déclarent bien connaître ces maladies. Les valvulopathies peuvent rester silencieuses pendant des années. « On peut avoir une maladie valvulaire et ne s’en rendre absolument pas compte. Il peut se passer des années avant qu’elles soient diagnostiquées. », selon le professeur Bernard. Lorsque les symptômes apparaissent, ils sont souvent banalisés : « il y a l’essoufflement, une fatigue plus importante, une baisse de la capacité à l’effort. Ça peut être aussi des douleurs dans la poitrine à l’effort, des malaises ». Le piège est alors de mettre ces changements sur le compte de l’âge. « On va arrêter de monter les escaliers, réduire ses activités, puis on se dit qu’on est bien pour le niveau d’effort que l’on fait ». Pendant ce temps, la maladie peut continuer à évoluer et « le cœur va s’affaiblir de façon silencieuse ». Face à une maladie qui peut rester silencieuse, le réflexe est de consulter. « Le premier moyen de repérer une maladie valvulaire est l’auscultation cardiaque. Poser le stéthoscope sur la poitrine permet notamment de détecter un souffle cardiaque » indique le professeur Bernard qui encourage les séniors à consulter préventivement. Les traitements existent.



