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Reprise du traitement antithrombique après une hémorragie gastro-intestinale

Medscape (Diana Swift) publie le 13 mars 2026 les résultats de l’étude canadienne Interbleed qui porte sur la reprise du traitement antithrombique après la survenue d’une hémorragie gastro-intestinale (HIG) chez des patients atteints de maladies cardiovasculaires. Cette étude prospective, publiée dans Gastroenterology, a inclus 3.814 patients de 9 pays, 1.612 patients ayant présenté une HIG et 2.202 n’en ayant pas présenté. L’âge moyen des patients était de 74 ans (avec HIG) et 66 ans (sans HIG). La majorité des patients des deux cohortes suivaient un traitement antithrombotique allant d’une monothérapie ou d’une bithérapie antiplaquettaire à un antagoniste de la vitamine K et un anticoagulant injectable. Ces patients avaient dans leurs antécédents une maladie coronarienne ou artérielle périphérique, une insuffisance cardiaque, une fibrillation auriculaire, une maladie cérébro-vasculaire ou une maladie thromboembolique veineuse. Les auteurs ont observé la survenue d’événements indésirables qui allaient des événements cardiovasculaires majeurs (Mace), tels qu’un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral ou un décès d’origine cardiovasculaire, à la mortalité toutes causes confondues et aux hémorragies digestives récidivantes au cours d’une période de suivi de 12 mois. Les analyses multivariées ont révélé que les patients atteints d’hémorragie digestive d’origine cardiovasculaire étaient plus susceptibles de décéder durant la période de suivi. L’hémorragie digestive était associée à la récidive d’hémorragie digestive, mais pas aux Mace. Cependant, la reprise rapide du traitement antithrombotique après une hémorragie digestive, soit dans les 4 à 7 jours, soit dans les 8 à 30 jours, était associée à une diminution du risque d’événements cardiovasculaires majeurs (Mace) dans les 12 mois, comparativement à l’arrêt du traitement ou à l’absence de reprise dans les 60 jours. Toute utilisation d’antithrombotiques après l’inclusion dans l’étude était associée à une diminution de la mortalité toutes causes confondues. Ni l’utilisation d’antithrombotiques, ni leur reprise précoce n’étaient associées à une augmentation du risque de récidive d’HIG. Les résultats de cette étude sont contre-intuitifs.

Lire l’article de Medscape (en anglais)

Lire l’article publié par Gastroenterology (en anglais)

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