
L’utilisation de cigarettes électroniques est répandue parmi les adolescents et adultes jeunes. Elles génèrent, par chauffage, un aérosol inhalable de liquides contenant de la nicotine, du propylène glycol, de la glycérine et des agents aromatisants. Le Journal international de médecine (professeur Jean-Jacques Baudon) rapporte le 26 septembre 2026 les résultats d’une étude rétrospective de la Mayo Clinic menée sur la base des données du réseau américain TriNetX. Plus de 9 millions d’adolescents et de jeunes adultes de 11 à 24 ans identifiés entre 2020 et 2025 ont été classés en deux groupes, vapoteurs ou non. Ont été exclus les sujets présentant une dépendance à la nicotine attribuée à la cigarette ou d’autres produits du tabac, ainsi que les troubles liés à d’autres stimulants, le TDAH, les cardiopathies, les hypothyroïdies, les insuffisances rénales, les thyrotoxicoses et certains antihypertenseurs (bêta-bloquants, IEC, inhibiteurs calciques). 57 202 vapoteurs retenus ont été appariés à autant de témoins. Au total, 5 017 troubles du rythme cardiaque ont été identifiés dans le groupe vapoteurs (8,77 %) contre 2 862 dans le groupe témoin (5 %). L’article du Journal international de médecine détaille les résultats de l’étude par classe d’âge. Ces résultats s’expliquent du fait de la nicotine, dont les effets sur le cœur sont bien établis comme la sécrétion de catécholamines, l’allongement de l’intervalle QT, l’altération de l’excitabilité myocardique. Les autres constituants, tels que les aldéhydes dérivés du chauffage et les agents aromatisants, ont par ailleurs été impliqués dans le stress oxydatif et les réponses inflammatoires qui contribuent au remodelage structurel et fonctionnel du myocarde. Les résultats de cette étude plaident pour des actions de prévention de la part des autorités sanitaires.
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Lire l’abstract de l’article publié par la revue Mayo Clinic Proceedings (en anglais)



