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Information & aide à la gestion des traitements anticoagulants

Association

Les aidants

Un aidant est une personne, professionnelle ou non, qui apporte de l’aide de façon régulière, permanente ou non, à une autre personne qui a perdu partiellement ou totalement son autonomie.

Préambule

Vous êtes un aidant et vous assurez une aide à une personne fragilisée. Vous êtes sans doute l’intermédiaire entre professionnels de santé que vous coordonnez. Vous assurez peut-être la prise des médicaments de la personne que vous aidez. Le médicament doit prévenir, soulager ou guérir. Tout médicament présente cependant des risques. Afin de le donner en confiance, il faut vérifier et respecter quelques règles indispensables.

Sensible à ce rôle de confiance que vous assumez, l’association de patients sous traitement anticoagulant anticoag-PASS-S2D a souhaité vous accompagner dans la prise en charge des patients relevant d’un traitement anticoagulant.
Comment donner efficacement les médicaments ? Comment comprendre les conséquences de la maladie ? Autant de questions et difficultés pratiques dont dépendent le quotidien et la santé de la personne aidée. L’objectif n’est pas de professionnaliser mais de donner les moyens d’accompagner la personne aidée dans les meilleures conditions. En quelques clics, vous trouverez les ressources relatives à la question des traitements anticoagulants et des pathologies qui les concernent.

Vous trouverez également un fonds documentaire sur la problématique des aidants, tant dans la littérature scientifique, juridique que dans des rapports institutionnels, articles de presse, etc. que vous pouvez lire ou télécharger.

L'aidant et la prise en charge du traitement anticoagulant

La prise en charge d’une personne fragilisée est très lourde et l’aidant doit souvent intervenir pour l’accès aux soins et la continuité des soins. Les aidants sont souvent isolés dans leurs prises de décision. Cette situation est d’autant plus compliquée quand ils sont amenés à prendre des décisions dans des domaines qu’ils ne connaissent pas toujours. L’accompagnement nécessite souvent une présence à toutes les visites médicales. Elle a pour but d’exprimer les signes, les problèmes et les aggravations, mais aussi de décrypter le langage des professionnels qui parfois semble compliqué. Il s’agit aussi de passer les informations entre les différents intervenants professionnels.

L’accompagnement des patients sous anticoagulant : un véritable enjeu de santé publique

  • Prévenir les risques iatrogéniques,
  • Contribuer à la bonne observance du traitement par les patients concernés,
  • Veiller à ce qu'ils réalisent leur suivi biologique régulier (INR) pour les patients sous AVK. Les accidents iatrogéniques liés à la consommation d'AVK causent près de 17300 hospitalisations et 4000 décès chaque année, ce qui en fait la première cause d'iatrogénie en France.

Les outils pour améliorer la prise en charge du patient sous anticoagulant

L'accompagnement dans le cadre d’entretiens pharmaceutiques

Pour les patients sous AVK, l’accompagnement de l’aidant peut s’effectuer dans le cadre d’entretiens pharmaceutiques destinés notamment à évaluer la connaissance par le patient de son traitement, à l’informer et le conseiller sur le bon usage des médicaments prescrits, à promouvoir son adhésion thérapeutique et à contrôler la réalisation de l’INR.

Le rôle du pharmacien en matière d'accompagnement des patients sous AVK passe par :

  • Un entretien à l'initiation du traitement
  • La réalisation de 2 entretiens annuels au moins, au cours desquels le pharmacien informe et conseille le patient sur le bon usage des médicaments qui lui ont été prescrits dans le cadre de son traitement
  • Le contrôle de la réalisation de l'INR
  • En cas de besoin, la prise de contact avec le prescripteur avec l'accord du patient
L'accompagnement des aidants par l’association anticoag-PASS-S2D

Élaboré à partir de référentiels validés par le conseil scientifique de l’association, le site de l’association constitue un outil pour l’aidant (principe du traitement, surveillance biologique, complications et interactions, environnement du patient).

Aidants, qui êtes-vous ?

Il existe deux catégories d’aidants : les aidants professionnels et les aidants naturels ou familiaux.

Les aidants professionnels

Qu'est-ce qu'un aidant professionnel ?

L'aidant professionnel (soignant, auxiliaire de vie, aide à domicile, etc.) intervient le plus souvent au domicile des personnes dépendantes, enfants ou adultes, ou personnes âgées.
Il est souvent diplômé et formé à écouter, à conseiller. Il a une connaissance de la personne qu’il aide et a un rôle dans la vie sociale de l’aidé. Souvent, il intervient plusieurs heures par jour chez l’aidé et cela pendant plusieurs années.

Combien êtes-vous ?

Une étude de la DRESS en 2008, publiée en 2012, fait état de 515 000 aides à domicile qui interviennent au domicile de personnes fragilisées, que ce soit en raison de leur âge, d’un handicap, d’une maladie ou de toute autre raison empêchant ces personnes de réaliser les actes essentiels de la vie quotidienne, tels que se laver, se lever ou s’asseoir, manger, suivre un traitement. La DRESS a mené cette enquête statistique directement auprès de 2 589 aides à domicile, interrogées sur leur parcours professionnel, les motivations qui les ont conduits à exercer ce métier, leur formation le cas échéant, leur emploi du temps et plus généralement leurs conditions de travail, permettant ainsi de quantifier les différentes composantes de celles-ci.

Les aidants naturels ou familiaux

Qu’est-ce qu’un aidant naturel ou familial ?

L’aidant naturel ou familial est soit un membre de la famille, un ami ou un voisin qui vient seul ou en complément d’un professionnel en aide à une personne de son entourage ayant une déficience, une incapacité ou se trouvant en situation de handicap. Cette aide évolue au fil du temps et de ponctuelle elle peut devenir indispensable.

Combien êtes-vous ?

Une enquête réalisée par Handicap-Santé auprès des aidants informels (DREES 2008) estime à :

  • 8 millions le nombre d’aidants naturels ou familiaux des personnes malades, âgées ou dépendantes.
  • 4,3 millions les aidants des personnes âgées de 60 ans et plus vivant à domicile.
  • 44% des aidants sont le conjoint. Les femmes représentent 57% des aidants de 16 ans ou plus intervenant auprès de leurs proches à domicile.
Selon le Ministère des Affaires sociales (2015), 62% des proches aidants sont des femmes.

Quel est l’âge moyen ?

L’âge moyen des aidants est de 52 ans. (Source Mémo de la CNSA, juin 2015).

Quelles sont les motivations principales ?
(source Memo de la CNSA, juin 2015)
  • 75% des liens affectifs
  • 55% les valeurs
  • 48% le sens du devoir
Quels sont les risques pour la santé ?
  • 1 aidant sur 3 meurt avant son proche aidé de 60 ans ou plus (Source INSEE).
  • 1 aidant actif s’arrête 16 jours de plus qu’un non aidant (Source Compagnie Française des aidants).
  • 60% des aidants sont exposés à un risque de surmortalité dans les 3 ans qui suivent le début de la maladie de leur proche. (source DRESS – études et résultats 02/2012).
  • 48% des aidants déclarent avoir une maladie chronique. (Source Association Française des Aidants).
  • 83% des aidants déclarent ressentir une charge lourde et éprouvent un sentiment de solitude et 75% se sentent anxieux, stressés ou surmenés (Source DRESS études et résultats 02/2012).
  • 72,5% des français souhaitent un renforcement du droit au répit (Source Baromètre Autonomie - OCIRP - France Info – Le Monde 2016).
Quelle vie professionnelle – Quelle vie personnelle ?
  • 15% des aidants dans la population active (Source INSEE).
  • 25% des aidants prennent sur leurs congés pour assumer leur rôle (Source CNSA 2011).
  • 64% des aident souhaiteraient un aménagement de leur temps de travail (Source CREDOC 12/2013) avec :
    • 41% une amélioration de la rémunération du temps partiel,
    • 37% un aménagement des horaires de travail
    • 23% le développement du télétravail
Les évolutions des aidants naturels et familiaux dans les prochaines années

Les conjoints et les enfants sont souvent les aidants naturels ou familiaux. Actuellement, 80 % des personnes âgées de plus de 60 ans et vivant à domicile sont aidées régulièrement par un proche, contre 50 % par un professionnel. Ces aidants ont en moyenne 58 ans, et près de la moitié d'entre eux sont retraités ou en préretraite. L'aide informelle est donc très répandue et la manière dont elle va évoluer représente un enjeu important.



Statut juridique de l’aidant naturel ou familial

L’aidant naturel ou familial n’a pas de statut juridique cependant, son action auprès d’une personne proche bénéficie d’une reconnaissance et fait l’objet d’une définition légale (article 35 de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement de décembre 2015) : « Est considéré comme proche aidant d’une personne âgée, son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin, un parent ou un allié, définis comme aidants familiaux ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables, qui lui vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne ».

Les avancées de la loi : droit au répit et dispositif d’urgence :
  • Droit au répit dédié aux aidants de personnes en grande perte d’autonomie :
    • Enveloppe pouvant atteindre 500€ par an par aidé pour financer ponctuellement un hébergement temporaire (1 semaine maximum)
    • Un accueil de jour (15 jours maximum)
    • Un renforcement de l’aide à domicile (25 heures supplémentaires maximum)
  • Dispositif d’urgence en cas d’hospitalisation de l’aidant au-delà des montants et des plafonds des plans d’aide.
  • Le congé proche aidant remplace le congé de soutien familial : non rémunéré, il est ouvert aux proches aidants de personnes résidant à domicile, en établissement ou chez un tiers. Il peut être fractionné, transformé en temps partiel er, dans certains cas, être pris immédiatement.
Les autres dispositifs :
  • Le congé de solidarité familiale
  • L’action de la CNSA et celle des centres de prévention bien vieillir AGIRC-ARRCO...
  • Les actions des conseils départementaux, des CCAS, des clic, etc.
  • Les initiatives associatives et privées : Aidant attitude, Association française des aidants etc….Les mutuelles, les institutions de prévoyance...
Définition de l’OCDE :
« Individus qui dispensent, chez eux ou à l’extérieur, des soins quotidiens ou hebdomadaires aux membres de leur famille, à leurs amis ou aux membres de leur réseau de relations qui nécessitent une aide dans les activités élémentaires de la vie quotidienne (AVQ) et les activités instrumentales de la vie quotidienne… »
Définition de la « charte européenne de l’aidant familial (2007) :
Cette charte est promue par la confédération des associations familiales de l’Union Européenne (COFACE) « La personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon permanente ou non et peut prendre plusieurs formes... »